Le trésor des templiers en Auvergne… Pourquoi pas ?

Avant de disparaître dans le néant, les Templiers auraient caché une partie de leurs colossales richesses. Mais où ? Cette question tarabuste les chasseurs de trésors depuis des générations. On a parlé de Gisors, de Nancy, de l’Angleterre, du département de l’Aude et… de l’Auvergne. Si minces soient-ils, les arguments qui plaident en faveur de cette dernière hypothèse existent bel et bien.

La tour de la commanderie d’Yssac-la-Tourette près de Riom

Les Templiers furent arrêtés le matin du 13 octobre 1307 et leurs biens aussitôt placés sous séquestre. Ce coup de filet, qu’ils n’auraient pas vu venir, eut lieu au même moment dans tout le royaume de France et au nom de la sainte et infaillible Inquisition. Derrière l’Eglise et ses procédures se cachaient en réalité le roi Philippe Le Bel et son garde des Sceaux, Guillaume de Nogaret, qui avaient pour objectif d’abattre l’Ordre du Temple et de s’emparer de ses richesses. Les motivations qui présidèrent à l’arrestation des Templiers et le déroulement implacable des événements laissent donc peu de place à l’existence d’un éventuel trésor. Pourtant, un doute demeure.

LA PUISSANCE D’UN ROI

Est-il imaginable, en effet, que Jacques de Molay, le Maître de l’Ordre au moment des faits, qui n’avait de compte à rendre qu’au Pape, et dont la puissance, dit-on, égalait celle d’un roi, n’ait soupçonné à aucun moment le complot qui se tramait dans la coulisse ? C’est un point crucial. Car si l’on admet qu’il a eu vent d’un projet de démantèlement de l’Ordre, on est tout naturellement porté à envisager la possibilité que cet homme ait pris des dispositions pour mettre à l’abri ce qui au moins pouvait l’être : des documents, des biens et de l’argent. Et cela en prévision d’une renaissance de l’Ordre. Des témoignages de Templiers vont d’ailleurs dans ce sens. Lors de son interrogatoire, un certain Jean de Châlon aurait mentionné le nom de Gérard de Villers. Selon lui, ce haut dignitaire aurait reçu pour mission de partir en Angleterre avec un véritable pactole quelques jours à peine avant l’arrestation. L’Angleterre ?… Mais alors le trésor s’éloigne de l’Auvergne, et l’espoir de le découvrir un jour entre la chaîne des Puys et le Cantal disparaît… Sauf si l’on fait entrer en scène un personnage bien réel, Humbert Blanc.

MONTS DORE OU MONTS D’OR ?

En 1307, Humbert Blanc était le précepteur de l’Auvergne, autrement dit le Templier le plus haut gradé de la région. Des documents attestent non seulement de son existence, mais également de son passage, à plusieurs reprises, dans la commanderie d’Yssac-la-Tourette, à côté de Riom, dans celle de la Foulhouse, à Culhat, etc. De tous les hauts gradés de l’Ordre, il est l’un des rares à avoir échappé à la rafle du 13 octobre 1307. Il a – et c’est une certitude – fui en direction de l’Angleterre, où il fut arrêté à son tour en 1309, puis jugé et remis en liberté, à condition semble-t-il qu’il revête l’habit des cisterciens. Or, Humbert Blanc ne se serait pas contenté d’un seul voyage en Angleterre. Il y aurait rejoint Gérard de Villers dès 1307, et les deux hommes, plus quelques autres Templiers, auraient alors pris la direction de l’Auvergne, où ils auraient caché le trésor, qui s’y trouverait encore. Mais où exactement ? On parle des Monts Dore… C’est vaste !

Les tenants de l’hypothèse « trésor-des-templiers-en-Auvergne » appuient leur démonstration sur un autre fait censé emporter l’assentiment général. Quelques 60 ans plus tard, vers la fin du XIVe siècle, l’abominable Aymerigot Marchès et sa bande de routiers écumèrent la région… dans le but ultime d’y découvrir le trésor des Templiers. Aymerigot Marchès était Anglais et donc parfaitement au courant de ce qu’il était advenu du magot. Un tissu de suppositions, il faut bien l’avouer. Mais après tout, si Aymerigot Marchès a lui-même convoité ce trésor, pourquoi n’aurions-nous pas le droit d’en rêver…

Une croix (templière ?) en face de l’église d’Yssac-la-Tourette

Les commanderies principales et les maisons templières se comptaient par dizaines en Auvergne. Après la chute de l’Ordre, beaucoup sont tombées dans l’escarcelle d’autres ordres, tel celui des hospitaliers qui les ont non seulement occupées, mais entretenues. Ceci explique que certaines sont encore debout. C’est le cas de la commanderie d’Yssac-la-Tourette, à quelques kilomètres de Riom. Propriété privée, elle ne se visite pas. Sa haute tour signale encore sa présence. A noter qu’en face de l’église d’Yssac est scellée sur un socle une croix de forme templière apparemment très ancienne, malgré une date relativement récente gravée dans la pierre.

5 réflexions au sujet de « Le trésor des templiers en Auvergne… Pourquoi pas ? »

  1. c’est fort probable qu’il y aie un trésor. On sait que les Templiers possédaient beaucoup de biens, d’or etc. Philippe le Bel, en voulant supprimer cet ORDRE, était surement au courant et il savait ce qu’il voulait. De toute façon l’HISTOIRE DE TEMPLIER est encore une tache noir de plus sur l’Histoire de l’Eglise Catholique

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