Les gourmands ne résisteront pas !

Séjourner chez nous implique nécessairement une plongée dans la gastronomie locale. Voilà un petit tour d’horizon de nos spécialités, vous nous en direz des nouvelles !

La praline d’Aigueperse

La praline d’Aigueperse est une friandise faite d’une amande douce enrobée de sucre, nappée de caramel. Élaborées de manière très artisanale selon un secret de fabrication vieux de plus d’un siècle, sans adjonction de colorant ni autre additif, ces pralines d’Aigueperse sont conditionnées dans une jolie boîte jaune métallique.

Un peu d’histoire

Cette praline d’Aigueperse fut inventée en 1850 par un confiseur local, Monsieur Salneuve, qui, jusqu’alors, la réalisait à la façon de celle de Montargis, ou plus sûrement à la façon des dragées. Selon les dires, il aurait été dérangé alors qu’il travaillait à la dernière couche de sucre. Ce dernier se caramélisa et lorsque le confiseur revint, l’idée lui vint d’enrober les amandes déjà en partie recouverte de sucre avec ce caramel. Le succès fut rapide.

Les pâtes de fruits

Délice sucré indémodable dont la qualité résulte d’une richesse supérieure en pulpe, les pâtes de fruits d’Auvergne se déclinent aux couleurs et aux goûts qui font la part belle aux productions régionales : prune, abricot, poire, pomme, coing, framboise, cassis, myrtille, fraise, cerise, groseille… Le procédé de fabrication, qui ne fait appel à aucun arôme artificiel ni conservateur, débute par l’immersion des fruits dans de l’eau bouillante, afin de les ramollir. Par un écrasage sur tamis ou un broyage entre cylindres, on en extrait la pulpe. Celle-ci passe ensuite dans une chaudière à vapeur pour diminuer son poids de moitié par évaporation. Reste alors à ajouter du sucre à poids égal et à cuire le tout jusqu’à obtenir la consistance souhaitée. Le mélange sera finalement coulé dans des moules ou en plaques lissées. Après refroidissement, les pâtes de fruits sont démoulées ou découpées, poudrées de sucre pour éviter qu’elles ne collent, puis emballées.

Un peu d’histoire

La fabrication des pâtes de fruits semble connue depuis le Xe siècle. En Auvergne, où l’on excellait dans l’art de la conservation en vue des provisions de l’hiver, apparaissent, au XVe siècle, ces “confitures sèches”, d’un goût exquis et faciles à transporter. Réservée à l’élite du fait du prix prohibitif du sucre de canne, ou offerte aux hôtes de marque, cette production connaîtra son âge d’or sous le Second Empire, grâce au Duc de Morny (frère utérin de Napoléon III), qui installe, aux portes de Clermont, la sucrerie de Bourdon.

Le massepain

La recette du massepain, d’origine méditerranéenne, est remontée vers le Lot, l’Auvergne et la région de Saint-Léonard grâce aux pèlerins de retour de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils mangeaient ce gâteau car il est très énergétique et peut se conserver longtemps.
La recette à base de blancs d’œufs, de sucre et de poudre d’amandes, a été réactualisée vers 1900 par Monsieur Petitjean, célèbre pâtissier à Saint-Léonard. La renommée des massepains s’est étendue dans toute la région grâce à ce pâtissier qui envoyait ses 5 filles vendre ses produits sur les marchés.

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