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	<title>Riom Annonces et Annonces Combrailles et Sioule</title>
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		<title>Ricet Barrier, que sa joie demeure</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 15:06:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Frierese</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 20 mai 2011, le chanteur Ricet Barrier s’éteignait à Sainte-Christine à l’âge de 78 ans, laissant derrière lui un stock inépuisable de chansons aussi drôles qu’émouvantes et le souvenir d’un homme « furieusement heureux »(*). La joie de vivre, la force &#8230; <a href="http://www.riom-annonces.com/2013/04/30/ricet-barrier-que-sa-joie-demeure/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 20 mai 2011, le chanteur Ricet Barrier s’éteignait à Sainte-Christine à l’âge de 78 ans, laissant derrière lui un stock inépuisable de chansons aussi drôles qu’émouvantes et le souvenir d’un homme « furieusement heureux »(*).</strong></p>
<p>La joie de vivre, la force d’aimer la vie quoi qu’il arrive, l’art de semer la bonne humeur autour de soi ne s’apprennent pas, et encore moins ne s’enseignent. C’est un tempérament, un talent, une disposition. Un don. Un don de Dieu ? Voilà qui aurait amusé Ricet Barrier, qui mangeait volontiers de l’ecclésiastique. Mangeait et non « bouffait ». Car l’homme était gourmet. Du reste, éprouve-t-on du ressentiment lorsqu’un civet de lièvre se présente à nos papilles dans sa robe pourpre ? Le mange-t-on par aigreur ou parce que nous l’aimons ?&#8230;</p>
<p>Derrière la moustache circonflexe qui traversait le visage de Ricet Barrier comme un éclat de rire, il y avait un étonnant Gaulois, mélange de Rabelais érudit et fantaisiste, et de paysan à sabots regardant l’horizon sans inquiétude ni crainte, mais avec lucidité. La vie est une belle fille, se disait-il, alors autant la prendre à son bras et l’emmener au bal pour le grand tour de piste. Et pendant qu’on y est, buvons des coups avec les amis. Et même avec des quidams de passage. Dans la ferme que lui et sa femme avaient achetée à Sainte-Christine voici deux bonnes décennies, la liqueur de verveine qu’il préparait lui-même trouvait toujours quelques « grands gousiers » à enflammer. Jacques Perciot, le biographe de Nougaro, Brassens et Ferré, raconte quelque part qu’il appelait <em>« patate »</em> un breuvage du feu de Dieu, « <em>pinard et crème de cassis entremêlés, qui vous allumait glotte et mirettes en un clin d’œil. »</em></p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/04/ricet-génie-bastille.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-568" title="ricet génie bastille" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/04/ricet-génie-bastille.jpg" alt="" width="1024" height="1024" /></a></p>
<p>Disposé à vivre joyeusement, Ricet Barrier ne s’est donc pas privé de le faire, en dépit des vents contraires. Né Maurice Pierre Barrier le 25 août 1932 à Romilly-sur-Seine, dans l’Aube, sa vie prit des allures de grande bourlingue à travers le pays quand la guerre éclata. Après Romilly, il y eut Dieppe, puis Sully-sur-Loire, Sète, Romilly à nouveau, et enfin Paris. Au moment de passer son bac, il avait fréquenté huit lycées.</p>
<p>En 1952, il entra à l’IREPS pour devenir professeur d’éducation physique, seule discipline qui lui valut d’être premier de la classe durant sa scolarité. A cette époque, la chanson était déjà entrée dans sa vie. Quatre ans plus tôt, il avait en effet découvert Félix Leclerc au cabaret des Trois Baudets, où sa mère l’avait emmené un soir. Impressionné par le chanteur québécois, Ricet lui avait emboîté le pas, apprenant seul à jouer de la guitare, puis écrivant des textes « à mettre en musique ».</p>
<p><strong>Les spermatoïdes</strong></p>
<p>1955 fut l’année charnière. Il rencontra Bernard Lelou, avec lequel il écrira par la suite ses plus grands succès, et Mireille, qui avait repéré en lui un chanteur irrésistiblement comique et talentueux, le prit parmi ses élèves au Petit Conservatoire. En 1956, année de sa première scène, il fit la connaissance de Raymond Devos, de Marie Dubas et des Frères Jacques. Au fil de leur carrière, les « Jacques » interpréteront 21 chansons signées Barrier et Lelou, dont Les Spermatozoïdes, une sorte de chef-d’œuvre absolu, dont le texte recèle beaucoup plus que du rire : une authentique philosophie.</p>
<p>Ricet Barrier enregistra son premier album en 1958. La Java des Gaulois, Drôle de Vie, La Dame de Ris-Orangis figurent sur ce « microsillons » aux côtés de La Servante du Château, chanson que les radios reprirent bientôt en boucle. Son vrai faux accent du terroir et les images fortes et réjouissantes de ses textes touchaient juste. Dès lors, le professeur d’éducation physique s’effaça devant le chanteur –  lequel fut à son tour obligé de s’effacer devant le militaire (mais peu de temps il est vrai, l’armée le réformant rapidement).</p>
<p><strong>Saturnin et Barbapapa</strong></p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/04/barbapapa.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-569" title="barbapapa" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/04/barbapapa-1024x349.jpg" alt="" width="584" height="199" /></a></p>
<p>La chanson le mènera loin. Les Vacanciers, en 1968, et Y’a plus d’sous, dix ans plus tard, furent d’énormes succès. A cette popularité acquise auprès du public adulte (il fallait qu’il le fût pour entendre certaines gauloiseries), s’ajouta l’affection universelle des enfants quand il prêta sa voix, dans les années 60, au canard Saturnin (série télé dont les plus de quarante ans se souviennent émus), et plus tard à Barbapapa, ce personnage de dessin animé qui promène encore sur les écrans de la francophonie sa ronde et transformable silhouette rose.</p>
<p>Deux ans ont passé depuis la mort de Ricet Barrier. A Sainte-Christine, dans les Combrailles, en Auvergne, dans le cœur de tous ceux qui ont ri un jour en sa compagnie et dans celui qui ont aimé ses chansons, sa joie demeure. Il en serait sans doute étonné, et aurait appelé à un peu de « relativité » de notre part comme le cosmonaute de sa chanson. <em>« Vu de Sirius, chantait celui-ci, la terre, c&rsquo;est petit ! Quand on voit l&rsquo;homme à l&rsquo;échell&rsquo; d&rsquo;une puce, on distingu&rsquo; drôl&rsquo;ment mal le crétin du génie ! »</em> A nous le crétin, à Ricet le génie.</p>
<p><em>(*) Furieusement heureux, titre de son dernier album, sorti en 2006.</em></p>
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		<title>La quinzaine sanglante</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 07:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Frierese</dc:creator>
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		<category><![CDATA[En quête de polar]]></category>
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		<description><![CDATA[Du 23 mars au 6 avril, avec « En Quête de Polar », Riom va vivre dans l’angoisse. Quel bonheur ! Dans les rues, au cinoche, au théâtre et en librairie, ça va dézinguer, frémir de peur, appeler maman, et basculer ad patres. &#8230; <a href="http://www.riom-annonces.com/2013/03/20/la-quinzaine-sanglante/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Du 23 mars au 6 avril, avec « En Quête de Polar », Riom va vivre dans l’angoisse. Quel bonheur ! Dans les rues, au cinoche, au théâtre et en librairie, </strong><strong>ç</strong><strong>a va dézinguer, frémir de peur, appeler maman, et basculer ad patres. Amateurs de romans et de films policiers, armez-vous ! </strong></p>
<p>Jean-Patrick Manchette, père du néo-polar et scénariste à succès, disait qu’un film dans lequel pas un seul coup de feu n’est tiré ne vaut pas la peine qu’on s’y intéresse. Il avait le jugement radical, Manchette. Il avait surtout beaucoup d’humour. C’est néanmoins au pied de la lettre que nous prendrons son assertion. Vive les coups de feu dans les films ! Vive les fusillades dans les romans. Et vive le sang sur les trottoirs (image un peu forte, mais indispensable à l’ambiance) !</p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/QUAND-LA-VILLE-DORT.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-561" title="QUAND LA VILLE DORT" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/QUAND-LA-VILLE-DORT-759x1024.jpg" alt="" width="584" height="787" /></a></p>
<p><strong>Tuerie au cinoche</strong></p>
<p>Les organisateurs (*) d’ « En Quête de Polar » ont ourdi un programme terrifiant mais alléchant. Côté cinoche, au Lux, deux chefs-d’œuvre (30 mars à partir de 18h30). Le premier, « Touchez pas au grisbi », a été réalisé par Jacques Becker en 1954. C’est un film important. D’abord il relance la carrière de Jean Gabin, ensuite il révèle au public un débutant prometteur, Lino Ventura. Tiré d’un roman d’Albert Simonin, il est truculent dans les dialogues et tragique dans son déroulement. Max le Menteur (Gabin) et Riton son poteau (René Dary) ont volé 50 millions en lingots d’or. Le coup de leur vie. Hélas, Riton est un sensible. Il cause de l’affaire à sa douce, qui s’empresse de la rapporter à Angelo (Ventura). Ça se termine dans le sang, et pas du bleu. Seul Max réchappe à la Saint-Barthélemy finale.</p>
<p>Deuxième merveille au cinoche, « The Asphalt Jungle ». Plus connu en France sous le titre « Quand la ville dort ». John Huston était dans une forme olympique quand il réalisa ce film. Il n’avait pas encore sombré dans le whisky et la chasse à l’éléphant en Afrique. L’histoire qu’il nous raconte est celle d’un hold-up. Les histoires de hold-up finissent mal, en général. Pris dans les mailles du destin, les protagonistes de « Quand la ville dort » n’ont pas d’autre solution que de sortir les pieds devant. On y aperçoit Norma Jeane Baker (Marylin Monroe). On y voit surtout l’acteur Sterling Hayden. Il nous brise le cœur, le grand Sterling.</p>
<p><strong>Meurtre à la librairie</strong></p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/tintinrifle.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-562" title="tintinrifle" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/tintinrifle-1024x1002.jpg" alt="" width="584" height="571" /></a></p>
<p>A la librairie Horizons, le 6 avril, vous ne trouverez pas de cadavre, mais deux écrivains et un dessinateur, bien vivants, qui dédicaceront leurs livres et répondront aux questions sans qu’on ait besoin de leur mettre une lampe dans la figure. Catherine Bessonart viendra pour son premier roman, « Et si notre Dame la nuit » (éd. de l’Aube). Florent Chavouet, dessinateur, croquera des signatures sur la page de garde de « Manabé Shima » (éd. Picquier). Bob Garcia signera… l’ensemble de son œuvre ?</p>
<p>Un cas, Bob Garcia. Il a fait Centrale, besogné aux Télécoms, écrit des polars. Il chronique à la radio. Et il est lui-même le personnage principal d’un vrai de vrai polar. Tintinophile, auteur de plusieurs essais relatifs au héros d’Hergé, il a en effet été attaqué en justice par Moulinsart, la société qui veille sur les droits tintinesques comme Cerbère garde la porte des Enfers. Pour une histoire de reproduction de vignettes. Il a gagné en première instance (ce n’est que justice) et perdu en appel (injustice). Remportera-t-il la belle ? Le monde de Tintin est impitoyable.</p>
<p><strong>Casse au théâtre</strong></p>
<div id="attachment_563" class="wp-caption alignnone" style="width: 594px"><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/homme-debout.jpg"><img class="size-large wp-image-563" title="homme debout" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/homme-debout-682x1024.jpg" alt="" width="584" height="876" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Marc Mahy</p></div>
<p>Deux spectacles. Le premier, « Un homme debout », a été écrit et sera joué par Jean-Marc Mahy, les 25 et 26 mars à 20h30 au Rexy. Mahy est un rescapé. Zonzon à 17 ans, pour des « faits de violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Il sort 20 ans plus tard. Depuis plusieurs années, comme un « homme debout », il rejoue devant le public… tout : la taule, les humiliations, le poids de la faute. Pas de bis, pas de salut à la fin de son « spectacle ». Un homme est mort, il ne l’oublie pas.</p>
<p>Le 28 mars à 20h30, également au Rexy, « Fait(s) divers, à la recherche de Jacques B. » Ecrit et joué par Nicolas Bonneau, ce spectacle « interroge la société » comme disent les critiques qui écrivent à la façon des attachés de presse. En fait (divers), Nicolas Bonneau, homme de théâtre, enquête sur  Jacques Bonneau, un tueur en série qui sévissait en Picardie dans les années 80. Authentique ! Et déroutant.</p>
<p><em>(*) La bibliothèque de Riom Communauté, la mairie de Riom, la librairie Horizons et le cinéma Lux… qui ont également prévu des expos, des rencontres (Kent Meyers au lycée Virlogeux), du spectacle de rue (Poche Cadillac), etc. <strong>Renseignements et programme complet sur le site de la mairie de Riom : </strong></em><strong>www.ville-riom.fr.</strong><em></em></p>
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		<title>Drone d&#8217;engin !</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 08:05:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Frierese</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Châteauneuf-les-Bains]]></category>
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		<category><![CDATA[drone]]></category>
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		<description><![CDATA[Prenez un fondu de modélisme et un passionné de photo et de vidéo, mettez-les ensemble dans le même homme, et vous obtenez Marc Bracelet, pilote de drone et spécialiste de l’imagerie aérienne. Ce Cannois d’origine installé à Châteauneuf-les-Bains depuis 13 &#8230; <a href="http://www.riom-annonces.com/2013/03/06/drone-dengin/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Prenez un fondu de modélisme et un passionné de photo et de vidéo, mettez-les ensemble dans le même homme, et vous obtenez Marc Bracelet, pilote de drone et spécialiste de l’imagerie aérienne. Ce Cannois d’origine installé à Châteauneuf-les-Bains depuis 13 ans est en train de changer le regard que nous portons sur les paysages de la région. Embarquement immédiat. </strong></p>
<p>Sur le site Internet de sa société de production (voir encadré), Marc Bracelet a mis en ligne un film de démonstration de 4 minutes et 55 secondes intitulé <em>Sioule River</em>. Ce film a entièrement été tourné par lui et son opérateur, et post-produit dans son studio à Châteauneuf-les-Bains. Le premier plan est un travelling arrière sur le méandre de Queuille et le belvédère qui le domine. Impression de vertige et sensation de légèreté, renforcées par la musique aérienne de Thomas Newman. La caméra haute-définition glisse sans à coup, comme fixée à un câble. Sauf qu’elle est logée dans la nacelle d’un Cinéstar 6, drone à 6 rotors, une merveille de technologie de 15 000 euros, capable non seulement de prouesses en vol exceptionnelles, mais d’emporter son propre poids en batterie et en matériel de tournage. La vedette du film, c’est lui. On le voit du reste apparaître dans le deuxième plan, suspendu en l’air devant une chute d’eau<strong>, </strong>filmé depuis le sol, après un fondu au noir d’une grande fluidité. Les plans suivants alternent les vues très aériennes et les passages au ras de l’eau, dans l’étroit corridor de la rivière.</p>
<div id="attachment_554" class="wp-caption alignnone" style="width: 1930px"><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/marc-sioule-1.jpg"><img class="size-full wp-image-554" title="marc sioule 1" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/marc-sioule-1.jpg" alt="" width="1920" height="1080" /></a><p class="wp-caption-text">Le drone se filme lui-même au-dessus de la Sioule</p></div>
<p>Aux horizontales succèdent les verticales. Le drone longe à présent l’une des piles du viaduc des Fades. Après 30 secondes d’une ascension impressionnante, il débouche sur le tablier, qu’une rotation à droite permet de voir dans sa totalité. Les mouvements de caméra induits par la nacelle « 3 axes » sont d’une précision millimétrique et d’une souplesse qui laisse sans voix. Le cinéma de papa qui nécessitait hier encore un déploiement de matériel pharaonique pour le moindre plan fixe tourné à plus de 15 mètres du sol est relégué sur l’étagère des souvenirs. La dernière image du film est une ombre mobile, celle du drone se posant sur un pont comme un oiseau sur une branche.</p>
<p><strong>Des normes de sécurité draconiennes</strong></p>
<div id="attachment_555" class="wp-caption alignnone" style="width: 3466px"><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/MarcDro1-1.jpg"><img class="size-full wp-image-555" title="MarcDro1 (1)" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/MarcDro1-1.jpg" alt="" width="3456" height="5184" /></a><p class="wp-caption-text">Marc Bracelet pilotant le Cinéstar 6 à Châteauneuf-les-Bains</p></div>
<p>L’imagerie aérienne par drone n’est pas un jeu d’enfant. Elle est soumise à un ensemble de règles édictées par la Direction Générale de l’Aviation Civile, seule habilitée à donner les autorisations de vol. Avant de recevoir le précieux tampon de cet organisme, Marc Bracelet a dû passer la partie théorique du brevet de pilote d’ULM. Il a dû en outre équiper son engin d’une boîte noire et d’une sorte de caméra témoin. Il est vrai qu’un drone comme le sien, qui pèse 8,8 kg avec batterie et caméra (ou appareil photo), développe une puissance considérable. Les 6 moteurs de 600 watts chacun entraînent les hélices à plus de 20 000 tours minutes. Gare aux doigts et aux mains. La colonne d’air qui se forme sous l’engin au décollage projette sans peine une table de jardin à plusieurs mètres. Expérience vécue par Marc Bracelet, pour qui la sécurité est au centre des préoccupations. Sécurité qui est aussi la clé du dispositif technologique. Dès le démarrage, l’un des deux ordinateurs de bord se cale sur 7 satellites du système GPS. A la moindre anomalie détectée par ses capteurs, le drone déclare lui-même le pilote hors-jeu, prend les commandes et revient se poser seul à l’endroit exact d’où il a décollé quelques instants auparavant. Paramétré en configuration S1 et S2 (*), il plafonne à 150 mètres au-dessus du plancher des vaches et couvre un rayon de 100 mètres autour du pilote. Dans les Combrailles, où les avions de chasse rasent les collines à plein badin, c’est un paramètre important. Le rayon de vol peut être étendu à 500 mètres si le pilote chausse des lunettes immersives. Mais alors l’altitude ne doit pas dépasser les 50 mètres. En alternant les deux techniques – vision directe et indirecte – Marc Bracelet filme de la sorte des très grandes surfaces sans avoir à se déplacer.</p>
<p><em>(*) </em><strong><em>S1 :</em></strong><em> </em><em>Vol à vue se déroulant hors zone peuplée et à une distance horizontale inférieur à 100 m.</em><em><br />
<strong>S2 :</strong> Vol  hors vue dans un rayon maxi de 500 m à une hauteur inférieure à 50 m et hors zone peuplée.</em><em></em></p>
<p><strong>Bonus track</strong></p>
<div id="attachment_556" class="wp-caption alignnone" style="width: 2010px"><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/C7.jpg"><img class="size-full wp-image-556" title="C7" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/C7.jpg" alt="" width="2000" height="1329" /></a><p class="wp-caption-text">Le drone se pose sur un lit de pierres au bord de la Sioule</p></div>
<p><span style="color: #ff0000;"><span style="color: #000000;">E-one Productions</span> est le nom de la société de Marc Bracelet. Site internet : www.e-one-productions.fr. En mai prochain, lui et son opérateur-caméra tourneront un film avec les pêcheurs de la Sioule. Début du tournage au lac de Servières et dernières images dans les gorges de Chouvigny.</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Il a en projet la construction d’un autre drone, plus léger et adapté au survol des zones urbaines.</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Ses clients sont parfois inattendus, mais logiques dans leurs démarches. Ainsi des agences immobilières, qui le contactent de plus en plus pour photographier depuis le ciel des biens mis en vente.</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Il n’existe en France qu’une cinquantaine de sociétés d’imagerie aérienne utilisant un drone.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Paris&#8230; Châtel-Guyon&#8230; Nice</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 11:03:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Frierese</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour la première fois de sa longue existence, la course cycliste Paris-Nice fait étape à Châtel-Guyon. C’est tout un barnum qui posera ses tentes dans la ville thermale pendant quelques heures, le 6 mars. Sur le calendrier du cyclisme international, &#8230; <a href="http://www.riom-annonces.com/2013/03/05/paris-chatel-guyon-nice/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour la première fois de sa longue existence, la course cycliste Paris-Nice fait étape à Châtel-Guyon. C’est tout un barnum qui posera ses tentes dans la ville thermale pendant quelques heures, le 6 mars.</strong></p>
<p>Sur le calendrier du cyclisme international, Paris-Nice n’est pas une simple revue d’effectifs. C’est la première grande course à étape de la saison. Inscrire son nom au palmarès de cette épreuve revêt beaucoup d’importance aux yeux des équipes et des coureurs. Bobet, Anquetil, Poulidor, Merckx, Indurain, Kelly, Jalabert ou Wiggins ont franchi en leader la ligne d’arrivée à Nice. Cette année encore, les meilleurs du plateau, comme Chavanel, Boonen, Gesink, Menchov ou Basso ne laisseront à personne d’autre qu’eux-mêmes le privilège de coiffer les lauriers de la victoire, si toutefois ils ont assez de jus en ce début de saison. 23 équipes ont signé la feuille d’engagement, parmi lesquelles la Quick-Step, la Lampre, AG2R, FDJ, Lotto ou Katusha. Par son ampleur et son prestige, Paris-Nice, que le milieu cycliste appelle la « course au soleil », est un avant-goût du Tour de France, une promesse d’été dans l’hiver finissant.</p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/paris-nice.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-548" title="paris nice" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/paris-nice.jpg" alt="" width="1000" height="667" /></a></p>
<p><strong>Beaucoup de beau monde</strong></p>
<p>Evidemment, tout ce beau monde fait beaucoup de monde sur les routes et dans les villes étapes. Châtel-Guyon, qui accueille Paris-Nice pour la première fois, s’apprête à recevoir un drôle de barnum. Demain, à partir 10h, et jusqu’au départ de cette 3è étape qui conduira les coureurs à Brioude, l’avenue de l’Europe grouillera de caravanes, de bus, de camping-cars et de voitures bariolés aux couleurs des sponsors. Les coureurs seront visibles, et certains d’entre eux accessibles aux demandes d’autographes. L’inamovible Daniel Mangeas, speaker des plus grandes courses cyclistes depuis au moins le Crétacé, présentera les coureurs et les équipes. La course une fois partie, Châtel ne sera pas décrétée « ville morte ». Des animations égayeront les rues jusqu’à 16h (cycloparc dans la cour de la Mouniaude avec initiations au BMX et Home Trainer ; cyclisme acrobatique et artistique avec Jean Carmier, Champion de France Junior de cette discipline ; courses cyclistes de catégories poussin à cadet ; prévention routière ; expositions…).</p>
<p>Le départ de la course sera donné avenue de l’Europe vers 11h35. Les coureurs traverseront ensuite l’avenue des Etats-Unis, l’avenue Baraduc, la Place Brosson, l’avenue de Broqueville, puis l’avenue de Russie. Après quoi ils prendront la route de Volvic, fileront en direction de Sayat, Cébazat, Gerzat, Pont-du-Château, Billom, Lamontgie, passeront dans le département de la Haute-Loire, et franchiront la ligne d’arrivée à Brioude après environ 4 heures de course et 170,5 km. La côte de Mauvagnat, de 6,7 % d’inclinaison et de 2,7 km de long, constituera la grosse difficulté de la journée.</p>
<p><strong>Presse et cyclisme, un tandem gagnant-gagnant</strong></p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/TerrontLePetit-Journal01.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-549" title="TerrontLePetit-Journal01" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/03/TerrontLePetit-Journal01.jpg" alt="" width="672" height="992" /></a></p>
<p>Sur le tandem où le cyclisme et la presse sportive ont pris place depuis plus d’un siècle, c’est la presse qui tient le guidon, et le tient encore, et fermement, même si la télé, assise sur le porte bagage, indique à présent la route à suivre, et fait tinter la monnaie. L’organisateur de Paris-Nice, le meneur de cette grande revue de début de saison, n’est autre qu’Amaury Sport Organisation, une branche du groupe de presse Amaury, lequel est propriétaire des journaux <em>Le Parisien </em>et <em>L’</em><em>É</em><em>quipe</em>. Amaury Sport qui organise aussi le Tour de France, Paris-Roubaix, le Critérium du Dauphiné, la Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège (liste non exhaustive).</p>
<p>La presse tient non seulement le guidon du tandem, mais elle a inventé ledit tandem, en créant elle-même les courses les plus prestigieuses, qu’elle a ensuite popularisées par le récit : le Tour d’Italie en 1909 par la <em>Gazetta Dello Sport</em> ; le Tour d’Espagne en 1935 par le journal <em>Informaciones</em> ; l’inégalable Tour de France en 1903 par <em>L’Auto</em> et son directeur Henri Desgrange ; ou encore Paris-Nice, en 1933, par Albert Lejeune, alors patron du <em>Petit Journal</em> (Paris) et du <em>Petit Niçois</em> (Nice). Intérêts bien compris et complicité évidente, donc, entre un géniteur et sa progéniture, entre le journalisme et l’évènement. Sans la presse sportive, le cyclisme ne serait qu’un banal moyen de transport, au mieux un loisir entaché de masochisme. Imaginez qu’en 1903 le journal <em>L’Auto</em> ait lancé l’idée d’un Tour de Chine en pousse-pousse plutôt que celle d’un Tour de France en vélo. On se souviendrait peut-être de Mao comme de l’un des plus grands « pousse-poussiers » de tous les temps et nous n’aurions jamais entendu parler de Lance Armstrong.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Oie-ci, Oie-là&#8230; L&#8217;art sur un coup de dés</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2013 15:29:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Frierese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sortir Ecouter Voir]]></category>
		<category><![CDATA[histoire de l'art]]></category>
		<category><![CDATA[Musée Mandet]]></category>
		<category><![CDATA[Yolaine Belmont-Roux]]></category>

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		<description><![CDATA[L’artiste Yolaine Belmont-Roux (YO) propose au public du musée Mandet, du 12 février au 7 avril, une exposition-jeu racontant l’histoire de l’art moderne et contemporain. Pour jeune public et public non-averti. Les connaisseurs ne sont pas dispensés de révisions. Oie-ci, &#8230; <a href="http://www.riom-annonces.com/2013/02/20/oie-ci-oie-la-lart-sur-un-coup-de-des/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’artiste Yolaine Belmont-Roux (YO) propose au public du musée Mandet, du 12 février au 7 avril, une exposition-jeu racontant l’histoire de l’art moderne et contemporain. Pour jeune public et public non-averti. Les connaisseurs ne sont pas dispensés de révisions.<br />
</strong></p>
<p>Oie-ci, Oie-là est un jeu de l’oie divisé en 7 séries de 9 cases représentant chacune une période de l’histoire de l’art moderne et contemporain. Ce jeu s’ouvre sur la deuxième moitié du XIXe siècle et se referme sur les années 2010, ce moment où l’art, nous explique Yolaine Belmont-Roux,  s‘est insinué partout : aussi bien dans les espaces publics et les objets usuels, que sur internet et dans la nature.</p>
<p>Chaque case est dédiée à un ou plusieurs artistes. Le visiteur parcourt le jeu en jetant les dés. En deux coups de dés, il peut ainsi atterrir en plein cubisme ou dans les Etats-Unis d’après-guerre, chez Jackson Pollock. Naturellement, le vainqueur est celui qui atteint la dernière case, celle des arts vidéo. Mais le visiteur peut aussi ne pas lancer les dés. Il commence alors par la case « Turner », passe ensuite à « Gauguin », « Van Gogh », « Ensor », « Rodin », « Cézanne », et remonte case après case l’histoire de l’art des 160 années qui se sont écoulées depuis la mort de Turner.</p>
<div id="attachment_537" class="wp-caption alignnone" style="width: 2986px"><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/02/oie-ci-oie-là-0031.jpg"><img class="size-full wp-image-537" title="oie ci oie là 003" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/02/oie-ci-oie-là-0031.jpg" alt="" width="2976" height="2730" /></a><p class="wp-caption-text">Case 1 &#8211; Turner</p></div>
<p><strong>Avec Turner &laquo;&nbsp;les formes se dissolvent dans la lumière&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Les cases sont des boîtes en carton ouvertes sur le devant. On dirait au choix des petits autels, des lucarnes, des télés, des vitrines, des théâtres miniaturisés. Le tout forme une sorte de cabinet de curiosités. Les œuvres des artistes collées ou posées dans ces cases sont accompagnées d’une notice explicative claire et concise. C’est le principe de l’image associée à une légende. Nous apprenons qu’avec Turner <em>« les formes se dissolvent dans la lumière. »</em> Gauguin cherche à exprimer plus <em>« une idée qu’une représentation de la réalité »</em>. Dans les dernières années de sa vie, Cézanne tend vers <em>« une vision abstraite de la nature »</em>. Malévitch, <em>« dans sa quête d’un monde sans objet, (…) aboutit en 1918 au Carré Blanc sur Fond Blanc. »</em> Rauschenberg, en 1952, <em>« s’associe au compositeur John Cage et au danseur Merce Cunningham dans des happenings Events. »</em> Ces happenings sont les premiers de l’histoire de l’art. Et ainsi de suite. A chaque période, chaque école, et presque chaque artiste, une nouvelle technique et un nouveau regard apparaissent. La photographie devient artistique dès la case numéro 4, soit à la fin du XIXe siècle. Bref, c’est le grand livre de l’art qu’on feuillette en quelques images et quelques mots. Le dispositif est simple et bigrement efficace.</p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/02/oie-ci-oie-là-004.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-538" title="oie ci oie là 004" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/02/oie-ci-oie-là-004.jpg" alt="" width="2820" height="1632" /></a></p>
<p><strong>Une histoire rigoureuse et subjective</strong></p>
<p>Si objective et rigoureuse soit-elle, cette histoire de l’art proposée par YO n’en est pas moins faite de partis pris et d’impasses qu’on ne peut que saluer quand bien même nous les désapprouverions. Impasse sur Renoir, par exemple, et bien d’autres. Un coup d’œil sur son<strong><span style="color: #3366ff;"> <a href="http://yo-wip.hautetfort.com/"><span style="color: #3366ff;">blog</span></a></span></strong> confirme d’ailleurs que Renoir, le peintre des femmes plantureuses et alanguies, n’est pas le bienvenu. <em>« La peinture chez Renoir, écrit-elle, est un prétexte ; elle sert à faire croire au bonheur. Pourquoi pas ? Mais on n’est pas obligé d’y trouver son compte. »</em> Exit donc Renoir, auquel YO préfère Jean Rustin <em>« qui ne fait pas de prosélytisme pour une quelconque vision de l’humaine condition »</em>. Sans appel, son jugement a au moins l’avantage de préciser ses orientations et ses goûts artistiques. Artiste elle-même, YO ne pouvait évidemment composer cette étonnante et amusante histoire de l’art sans y affirmer son propre point de vue.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>YO, Yolaine Belmont-Roux pour l’état civil, vit en Auvergne depuis plus de 20 ans. Elle expose ses peintures, ses dessins et ses œuvres plastiques en France et à l’étranger (Espagne, Irlande, Pays-Bas, Suisse, Liban, Grèce).</strong></span></p>
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		<title>Le trésor des templiers en Auvergne&#8230; Pourquoi pas ?</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 15:05:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Frierese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Grand Angle]]></category>
		<category><![CDATA[templiers]]></category>
		<category><![CDATA[trésor des templiers]]></category>
		<category><![CDATA[Yssac-la-Tourette]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant de disparaître dans le néant, les Templiers auraient caché une partie de leurs colossales richesses. Mais où ? Cette question tarabuste les chasseurs de trésors depuis des générations. On a parlé de Gisors, de Nancy, de l’Angleterre, du département de &#8230; <a href="http://www.riom-annonces.com/2013/02/06/le-tresor-des-templiers-en-auvergne-pourquoi-pas/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avant de disparaître dans le néant, les Templiers auraient caché une partie de leurs colossales richesses. Mais où ? Cette question tarabuste les chasseurs de trésors depuis des générations. On a parlé de Gisors, de Nancy, de l’Angleterre, du département de l’Aude et… de l’Auvergne. Si minces soient-ils, les arguments qui plaident en faveur de cette dernière hypothèse existent bel et bien.<span id="more-524"></span></strong></p>
<div id="attachment_526" class="wp-caption alignnone" style="width: 2746px"><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/02/TEMPLIERS-YSSAC-0221.jpg"><img class="size-full wp-image-526" title="TEMPLIERS YSSAC 022" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/02/TEMPLIERS-YSSAC-0221.jpg" alt="" width="2736" height="3648" /></a><p class="wp-caption-text">La tour de la commanderie d&rsquo;Yssac-la-Tourette près de Riom</p></div>
<p>Les Templiers furent arrêtés le matin du 13 octobre 1307 et leurs biens aussitôt placés sous séquestre. Ce coup de filet, qu’ils n’auraient pas vu venir, eut lieu au même moment dans tout le royaume de France et au nom de la sainte et infaillible Inquisition. Derrière le Vatican et ses procédures se cachaient en réalité le roi Philippe Le Bel et son garde des Sceaux, Guillaume de Nogaret, qui avaient pour objectif d’abattre l’Ordre du Temple et de s’emparer de ses richesses. Les motivations qui présidèrent à l’arrestation des Templiers et le déroulement implacable des évènements laissent donc peu de place à l’existence d’un éventuel trésor. Pourtant, un doute demeure.</p>
<p><strong>LA PUISSANCE D’UN ROI</strong></p>
<p>Est-il imaginable, en effet, que Jacques de Molay, le Maître de l’Ordre au moment des faits, qui n’avait de compte à rendre qu’au Pape, et dont la puissance, dit-on, égalait celle d’un roi, n’ait soupçonné à aucun moment le complot qui se tramait dans la coulisse ? C’est un point crucial. Car si l’on admet qu’il a eu vent d’un projet de démantèlement de l’Ordre, on est tout naturellement porté à envisager la possibilité que cet homme ait pris des dispositions pour mettre à l’abri ce qui au moins pouvait l’être : des documents, des biens et de l’argent. Et cela en prévision d’une renaissance de l’Ordre. Des témoignages de Templiers vont d’ailleurs dans ce sens. Lors de son interrogatoire, un certain Jean de Châlon aurait mentionné le nom de Gérard de Villers. Selon lui, ce haut dignitaire aurait reçu pour mission de partir en Angleterre avec un véritable pactole quelques jours à peine avant l’arrestation. L’Angleterre ?&#8230; Mais alors le trésor s’éloigne de l’Auvergne, et l’espoir de le découvrir un jour entre la chaîne des Puys et le Cantal disparaît… Sauf si l’on fait entrer en scène un personnage bien réel, Humbert Blanc.</p>
<p><strong>MONTS DORE OU MONTS D’OR ?</strong></p>
<p>En 1307, Humbert Blanc était le précepteur de l’Auvergne, autrement dit le Templier le plus haut gradé de la région. Des documents attestent non seulement de son existence, mais également de son passage, à plusieurs reprises, dans la commanderie d’Yssac-la-Tourette, à côté de Riom, dans celle de la Foulhouse, à Culhat, etc. De tous les hauts gradés de l’Ordre, il est l’un des rares à avoir échappé à la rafle du 13 octobre 1307. Il a – et c’est une certitude – fui en direction de l’Angleterre, où il fut arrêté à son tour en 1309, puis jugé et remis en liberté, à condition semble-t-il qu’il revête l’habit des cisterciens. Or, Humbert Blanc ne se serait pas contenté d’un seul voyage en Angleterre. Il y aurait rejoint Gérard de Villers dès 1307, et les deux hommes, plus quelques autres Templiers, auraient alors pris la direction de l’Auvergne, où ils auraient caché le trésor, qui s’y trouverait encore. Mais où exactement ? On parle des Monts Dore… C’est vaste !</p>
<p>Les tenants de l’hypothèse « trésor-des-templiers-en-Auvergne » appuient leur démonstration sur un autre fait censé emporter l’assentiment général. Quelques 60 ans plus tard, vers la fin du XIVe siècle, l’abominable Aymerigot Marchès et sa bande de routiers ont écumé la région… dans le but ultime d’y découvrir le trésor des Templiers. Aymerigot Marchès était Anglais et donc parfaitement au courant de ce qu’il était advenu du magot. Un tissu de suppositions, il faut bien l’avouer. Mais après tout, si Aymerigot Marchès a lui-même convoité ce trésor, pourquoi n&rsquo;aurions-nous pas le droit d’en rêver…</p>
<div id="attachment_529" class="wp-caption alignnone" style="width: 2746px"><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/02/TEMPLIERS-YSSAC-023.jpg"><img class="size-full wp-image-529" title="TEMPLIERS YSSAC 023" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/02/TEMPLIERS-YSSAC-023.jpg" alt="" width="2736" height="3648" /></a><p class="wp-caption-text">Une croix (templière ?) en face de l&rsquo;église d&rsquo;Yssac-la-Tourette</p></div>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Les commanderies principales et les maisons templières se comptaient par dizaines en Auvergne. Après la chute de l’Ordre, beaucoup sont tombées dans l’escarcelle d’autres ordres, tel celui des hospitaliers qui les ont non seulement occupées, mais entretenues. Ceci explique que certaines sont encore debout. C’est le cas de la commanderie d’Yssac-la-Tourette, à quelques kilomètres de Riom. Propriété privée, elle ne se visite pas. Sa haute tour signale encore sa présence. A noter qu’en face de l’église d’Yssac est scellée sur un socle une croix de forme templière apparemment très ancienne, malgré une date relativement récente gravée dans la pierre.</strong></span></p>
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		<title>Hélène Janicot fait le mur à Riom</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 16:36:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Frierese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sortir Ecouter Voir]]></category>
		<category><![CDATA[coupe de France d'escalade]]></category>
		<category><![CDATA[hélène janicot]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Club RAPPEL accueille les 9 et 10 février prochains la Coupe de France d’escalade de « difficulté », dont les épreuves se dérouleront sur le mur du gymnase Aimé Césaire. Auréolée de sa première victoire en Coupe du monde acquise l’année &#8230; <a href="http://www.riom-annonces.com/2013/02/05/helene-janicot-fait-le-mur-a-riom/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Club RAPPEL accueille les 9 et 10 février prochains la Coupe de France d’escalade de « difficulté », dont les épreuves se dérouleront sur le mur du gymnase Aimé Césaire. Auréolée de sa première victoire en Coupe du monde acquise l’année dernière à Briançon, Hélène Janicot, riomoise et membre du club RAPPEL, viendra en terrain connu, mais certainement pas conquis. C’est loin d’être le genre de cette jeune fille de 19 ans qui appartient au top 5 mondial. Interview.<span id="more-517"></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_520" class="wp-caption alignnone" style="width: 1858px"><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/02/janicot-2-@Miguel-Medina1.jpg"><img class="size-full wp-image-520" title="janicot 2 @Miguel Medina" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/02/janicot-2-@Miguel-Medina1.jpg" alt="" width="1848" height="1280" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Miguel Medina</p></div>
<p><strong>Quel souvenir gardez-vous de votre première victoire en Coupe du monde sénior, à Briançon ?</strong></p>
<p>C’était en France et c’était la première Coupe du monde que je gagnais. Un grand moment qui est arrivé après une 4e place à Chamonix, mais surtout après des Championnats de France sénior que j’avais complètement ratés. Je revenais alors de très loin et je ne pensais pas du tout à cet instant faire la saison 2012 que j’ai faite. J’ai très mal géré ma blessure survenue en 2011. Et pendant tout l’hiver, je n’arrivais pas à remonter. Je n’étais pas forte. C’est au CREPS de Clermont, où je me suis entraînée en avril et mai, que j’ai senti que ça revenait petit à petit. Mais je ne m’attendais vraiment pas à un tel résultat. Cela dit, même si je suis satisfaite de ma saison, je reste un peu déçue. Dans certaines compétitions, j’aurais pu faire mieux.</p>
<p><strong>Un journaliste de « Grimper Magazine » a écrit, à l’issue de cette première victoire : « Hélène, bien moins payée que les footballeurs de l&rsquo;équipe de France, connait pourtant mieux qu&rsquo;eux le protocole et les paroles de la marseillaise, qu&rsquo;elle chante pendant la diffusion des hymnes… »</strong></p>
<p>Je ne sais pas si les footballeurs connaissent moins bien la Marseillaise que moi… Maintenant il faut relativiser. Je connais en effet la première partie et le refrain, et c’est d’ailleurs celle qu’on nous passe au moment des hymnes.</p>
<p><strong>Quels sont les points sur lesquels vous devez encore progresser ?</strong></p>
<p>Ces derniers temps, j’ai beaucoup axé mes entraînements sur la force, car j’en manque un peu par rapport à certaines filles du haut niveau. C’est pourquoi, en plus de la « difficulté », je fais maintenant du « bloc », qui est justement très bien pour le développement de la force. D’ailleurs, beaucoup des meilleures filles du niveau international font du « bloc », une discipline dans laquelle elles sont plutôt bonnes. Le « bloc », par certains aspects, apporte aussi pas mal de choses au plan technique. En fait les deux disciplines sont complémentaires.</p>
<p><strong>Vous êtes une sportive de niveau mondial et vous faites en même temps vos études. N’est-ce pas un peu compliqué ?</strong></p>
<p>J’ai eu mon bac il y a deux ans. L’année dernière, j’ai fait une première année de fac en anglais à Aix-en-Provence, car j’étais au pôle compétition qui se trouve dans cette ville. J’en suis partie au printemps dernier pour aller à Voiron, où je suis maintenant, mais après un détour par Clermont-Ferrand. J’ai redoublé cette première année d’anglais, et je prends des cours par correspondance. C’est compliqué, mais pas impossible, grâce aux aménagements du temps et quelque fois au report des examens. Je remarque quand même que c’est moins contraignant que lorsque j’étais au lycée, où j’avais vraiment peu de temps pour les loisirs. La fac, c’est plus tranquille.</p>
<p><strong>Et les loisirs, justement ?</strong></p>
<p>Eh bien depuis que je suis à Voiron je n’ai fait la connaissance de personne ! C’est comme ça. Alors finalement ça me laisse du temps pour plancher mes cours par correspondance, pour écouter de la musique et aussi pour ne rien faire.</p>
<p><strong>Pourquoi l’anglais ?</strong></p>
<p>Je pense que l’année prochaine je vais me diriger vers quelque chose de plus scientifique. Cela dit, j’aime bien cette langue, et comme je suis en Licence de Langues et Civilisations Etrangères, l’intérêt que je lui porte est encore plus important. Les civilisations m’intéressent.</p>
<p><strong>Comment voyez-vous votre avenir ?</strong></p>
<p>Pour l’instant, j’aimerais continuer dans le haut niveau et progresser. Mon gros objectif cette saison est le championnat d’Europe. Ensuite, je me doute bien que l’escalade aura un jour une fin et qu’il va falloir que j’assure avec un métier, d’où les études. Je passerai sans doute le Diplôme d’État d’escalade, mais je ne me vois pas transformer ma passion en travail.</p>
<p><strong>Vous venez à Riom pour gagner ou voir les amis et la famille ?</strong></p>
<p>Quand je fais une compétition, je viens pour gagner. Mais bien sûr, je verrai aussi mon entourage.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Hélène Janicot est actuellement 5e mondiale et 5e du classement de la Coupe du monde. Sénior depuis seulement quelques mois, elle a remporté sa première manche de Coupe du monde à Briançon en juillet 2012.</strong></span></p>
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		<title>Bernard Azimuth, orfèvre du rire</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 15:06:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Frierese</dc:creator>
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		<category><![CDATA[arlequin]]></category>
		<category><![CDATA[Mozac]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous détestez les pitreries, le persiflage et la goguenardise, qui sont hélas trop souvent le lot de nos modernes comiques (troupiers), allez voir Bernard Azimuth le 15 février prochain à Mozac, salle de l’Arlequin. Cet humoriste vous réconciliera avec &#8230; <a href="http://www.riom-annonces.com/2013/01/22/bernard-azimuth-orfevre-du-rire/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si vous détestez les pitreries, le persiflage et la goguenardise, qui sont hélas trop souvent le lot de nos modernes comiques (troupiers), allez voir Bernard Azimuth le 15 février prochain à Mozac, salle de l’Arlequin. Cet humoriste vous réconciliera avec le rire.<span id="more-509"></span></strong></p>
<p>Face à un public abreuvé quotidiennement d’émissions « drôles », de comédies « hilarantes », de films « désopilants » et de sketchs « bidonnants », l’humoriste qui désire se frayer un chemin vers les sommets de la gloire se sent obligé d’en faire des tonnes de crainte qu’on ne le remarque pas. Quand un seul geste de sa part suffirait à déclencher le rire, il en fait dix, il gesticule, et celui qui monte sur scène après lui n’a plus d’autre solution, s’il veut exister, que de se jeter des cintres couvert de mousse à raser (en criant mort aux cons avant de s’écraser dans la fosse d’orchestre).</p>
<p>Aux six formes de comique communément admises (de mœurs, de situation, de répétition…), il faut donc désormais en ajouter une septième : le comique de surenchère. Autant dire que nous sommes loin d’avoir tout vu et entendu. Et au train (à grande vitesse) où vont les choses, le métier d’humoriste pourrait consister un jour à se payer la tête d’un spectateur lambda choisi au hasard dans la salle. – Hou qu’il est laid ! Et la salle entière de se rouler par terre.</p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/01/azimuth-2.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-511" title="azimuth 2" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/01/azimuth-2-1024x576.jpg" alt="" width="584" height="328" /></a></p>
<p><strong>Bernard Azimuth n&rsquo;a rien compris</strong></p>
<p>Bernard Azimuth n’a rien compris. Quand un seul geste suffit à combler le public, il ne cherche pas à en commettre un deuxième. Ses mots sont choisis, pesés, accordés entre eux. Il ne ressent pas le besoin de proférer une énormité, bien grasse et bien bête, pour forcer le rire. Les personnages qu’il incarne sur scène sont identifiables de bout en bout, nous les connaissons tous : c’est une hôtesse de l’air, un alcoolique repenti (reparti de plus belle au goulot), un présentateur de la météo. C’est nous. Nous et non la vedette du moment sur laquelle il est tellement facile de casser du sucre, ni l’homme politique empêtré dans une affaire incompréhensible, et sur la tête duquel il est tellement amusant de déverser un tombereau d’ordures. Bernard Azimuth observe le monde et promène sur lui un regard perçant mais attendri. Il en flaire l’absurdité sous chaque pierre, chaque situation, chaque mot. Les mots étant glissants, il glisse avec eux. Sans déraper. Tout en contrôle. Son oreille exercée perçoit le comique involontaire d’un bulletin météo. Sa voix singulière nous le restitue à peine déformé. Un simple décalage dans les termes a suffi à plier le public en deux. C’est du travail d’orfèvre. Le gros œuvre, le béton, les parpaings, la truelle (par ailleurs très honorable sur un chantier BTP), Bernard Azimuth les laisse aux autres. Il n’a vraiment rien compris.</p>
<p><strong>Comédie française et tournée européenne</strong></p>
<p>Bernard Azimuth a beaucoup appris avant de ne rien comprendre. Des études de lettres modernes qu’il tenta de suivre bon an mal an aux alentours de sa vingtième année, il passa progressivement à l’art dramatique, comme figurant à la Comédie Française d’abord, puis comme élève du cours Raymond Girard ensuite, où il trouva le moyen de se faire remarquer en décrochant les premiers prix de tragédie et de comédie. Remarqué, c’est bien le mot, puisqu’il entra peu de temps après dans la compagnie d’Hubert Jappelle avec laquelle il se produisit au festival d’Avignon en 1976 et 1978. Comme on dit, il était lancé.</p>
<p>Sautons allègrement quelques étapes, et venons-en au duo qu’il forma avec Jacques Bourgaux. Pendant 9 ans, ces deux hommes ont joué trois spectacles burlesques en six langues différentes et dans toute l’Europe, sans rien comprendre à quatre ou cinq langues sur six, et se trouvant donc dans l’obligation d’apprendre leur texte évidemment par cœur, mais phonétiquement. Et c’est seulement à l’issue de cette incroyable tournée qu’il s’orienta vers une carrière solo, enchaînant de nombreux spectacles, et recueillant même quelques lauriers télévisuels en passant régulièrement chez Drucker. Et comme de Drucker à Mozac il n’y a qu’un pas, Bernard Azimuth le franchira pour nous le 15 février prochain à 20h30, salle de l’Arlequin. Si nous avons bien tout compris…</p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/01/azimuth-1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-513" title="azimuth 1" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/01/azimuth-1.jpg" alt="" width="1080" height="1600" /></a></p>
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		<title>Michel Villano, imitateur inimitable</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jan 2013 11:53:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Frierese</dc:creator>
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		<category><![CDATA[claude véga]]></category>
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		<description><![CDATA[Attention, phénomène vocal en approche… Michel Villano se produira à Saint-Gervais-d’Auvergne les 12 et 13 janvier prochains. Le professeur Jean Abitbol est oto-rhino-laryngologiste. ORL si vous préférez la langue des sigles. Selon lui, « la plupart des imitateurs professionnels (…) ont un &#8230; <a href="http://www.riom-annonces.com/2013/01/08/michel-villano-imitateur-inimitable/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Attention, phénomène vocal en approche… Michel Villano se produira à Saint-Gervais-d’Auvergne les 12 et 13 janvier prochains.<span id="more-495"></span></p>
<p></strong></p>
<p>Le professeur Jean Abitbol est oto-rhino-laryngologiste. ORL si vous préférez la langue des sigles. Selon lui, <em>« l</em><em>a plupart des imitateurs professionnels (…) ont un larynx asymétrique, avec une corde vocale plus longue que l&rsquo;autre. Ils ont perçu leur don dans leur enfance et l&rsquo;ont exploité. Ils ont développé une puissance hors du commun des muscles des cordes et de la langue. Autre particularité : alors que nous ne reconnaissons pas notre voix au magnétophone, l&rsquo;imitateur entend sa voix comme s&rsquo;il était un auditeur. (*) » </em>L’art de l’imitation s’épanouit donc sur un terrain physiologique déterminé. Ne devient pas imitateur qui veut.<strong></strong></p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/01/villano-12.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-498" title="villano 1" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/01/villano-12-680x1024.jpg" alt="" width="584" height="879" /></a></p>
<p>Si l’on se fie au diagnostic du professeur Abitbol, Michel Villano a des cordes et une langue singulièrement musclés. Il monte et descend cinq octaves, imite une centaine de voix. Son organe vocal est un Stradivarius et lui un virtuose. Né en région parisienne en 1966 d’un père ténor et d’une mère soprano, il n’a pour ainsi dire jamais quitté les planches, apprenant aussi bien le métier d’acteur que celui de jongleur, et chantant les airs du moment autant que l’opérette. C’est à la fin des années quatre-vingt qu’il s’oriente vers la performance vocale pure et l’imitation. Commencent alors pour lui les émissions de télévision, il rejoint la troupe des « 6 clones » fondée par Gérald Dahan, enregistre ses premiers CD et part en tournée dans toute la France. Complet comme tous les grands artistes de music-hall, il est également auteur et compositeur. Cherchant toujours la difficulté (à quoi bon jouer <em>Au clair de la lune</em> sur un Stradivarius), il prend les voix de Freddy Mercury, de Joe Cocker, de Michael Jackson et même de la Callas.</p>
<p><strong>L’IMITATION, UN ART RECONNU DEPUIS LES ANN</strong><strong>É</strong><strong>ES 60</strong></p>
<p>L’émergence de l’imitation en tant que spectacle à part entière et non plus comme moment d’un numéro de music-hall coïncide avec la montée en puissance de la télévision au début des années soixante. Claude Véga et Henri Tisot ont joué un rôle important dans cette émergence. Le premier est filiforme, son visage féminin. Il imite Barbara, Denise Glaser, la cantatrice Maria Callas. Irrésistible de drôlerie, il se glisse dans la peau de ces femmes avec une grâce déconcertante. Acteur et comédien, on le verra ensuite au théâtre, à la télé, au cinéma. Le second, Henri Tisot, est rond et joufflu. Il n’a qu’une voix à son arc, il imite un seul homme, le personnage le plus célèbre du moment : le général De Gaulle. Son succès est immédiat, énorme. En quelques semaines il vend un million de 45 tours de « L’Autocirculation », un sketch parodiant un discours du général sur l’autodétermination de l’Algérie. Tisot abandonnera l’imitation à la mort du général.</p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/01/claude-véga.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-500" title="claude véga" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2013/01/claude-véga.jpg" alt="" width="1005" height="1005" /></a></p>
<p>Véga et Tisot ont préparé le terrain à Thierry le Luron. Quand ce dernier apparaît à la télévision en 1970, imitant Chaban-Delmas, Adamo et Jean Nohain, l’imitation acquiert alors ses lettres de noblesse définitivement. Le Luron est un phénomène vocal, capable non seulement d’imiter une vingtaine de voies d’affilée, mais de chanter des airs d’opéra. Il impose un style qui fera désormais école, alternant sur scène chansons et imitations féroces, attaques saignantes contre les politiques et caricatures des vedettes du show-biz. Son succès ne faiblira pas jusqu’à la fin des années soixante-dix. Avec lui un boulevard s’ouvre devant l’imitation, et de nombreux artistes lui emboîteront le pas. Gerra et Canteloup, pour ne citer qu’eux, sont aujourd’hui des stars suivies par des millions de fans.</p>
<p><em>(*) Entretien donné au mensuel scientifique La Recherche.</em></p>
<p><strong>Michel Villano sera sur la scène de la Halle Cœur de Combrailles à Saint-Gervais-d’Auvergne le 12 janvier à 20h30 et le 13 à 14h. Renseignements au  </strong><strong>06 07 08 18 60 ou au 04 73 85 75 72.</strong></p>
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		<title>Le cheval d&#8217;Auvergne, petit mais vaillant</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2012 08:26:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Frierese</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sortir Ecouter Voir]]></category>
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		<description><![CDATA[Le cheval d’Auvergne, dont la race avait à peu près disparu, trotte et galope à nouveau dans les centres équestres et les élevages de la région. Un livre de Laurent Pradier publié par les éditions CREER raconte son histoire et célèbre &#8230; <a href="http://www.riom-annonces.com/2012/12/18/le-cheval-dauvergne-petit-mais-vaillant/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le cheval d’Auvergne, dont la race avait à peu près disparu, trotte et galope à nouveau dans les centres équestres et les élevages de la région. Un livre de Laurent Pradier publié par les éditions CREER raconte son histoire et célèbre ses qualités remarquables. Allez, hue !<span id="more-483"></span></strong></p>
<p>La littérature consacrée au cheval d’Auvergne était jusqu’à présent éparse, constituée principalement d’articles de presse, de citations dans des romans et de descriptions zoologiques écrites par des naturalistes et des hippologues du XIXe siècle. Aucun ouvrage, à notre connaissance, ne s’était encore entièrement penché sur lui, et c’était une grande d’injustice, tant ce cheval est attachant. Grâce au livre écrit par Laurent Pradier avec le concours de l’Association Nationale du Cheval de Race Auvergne (ANCRA), cette injustice est enfin réparée – le petit auvergnat râblé et néanmoins agile peut enfin entrer dans les librairies, les bibliothèques et les salons, sans y tenir d’autre place que savante et artistique. Ce livre édité par les éditions CREER est en effet précis, riche en anecdotes et en détails techniques, et les photos qui appuient le propos sont belles et parfois même émouvantes (en tout cas pour ceux que la vie équestre passionne).</p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/12/cheval-010-copie.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-485" title="cheval 010 copie" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/12/cheval-010-copie-1024x768.jpg" alt="" width="584" height="438" /></a></p>
<p><strong>DE VERCING</strong><strong>É</strong><strong>TORIX </strong><strong>À</strong><strong> NAPOL</strong><strong>É</strong><strong>ON</strong></p>
<p>L’histoire de ce cheval, dont le « standard » (*) nous apprend qu’il ne mesure pas plus d’1,57 m et pèse entre 450 et 650 kg, a souvent croisé la grande Histoire, et cela dès son origine. Il serait en effet un lointain descendant des chevaux abandonnés par les Sarazins en 732 dans la plaine de Vouillé, près de Poitier. Ces chevaux orientaux auraient ensuite gagné l’ouest du Massif Central, faisant souche et donnant le cheval Limousin en plus du cheval d’Auvergne. Une autre hypothèse situe son origine dans des temps beaucoup plus anciens. Il ne serait autre que le « cob auvergnat » que Vercingétorix et ses cavaliers montaient. Paraît-il.</p>
<p>Mais au fond, peu importe son origine. L’important est de savoir qu’il fut très apprécié dès la fin du Moyen-Âge, que le célèbre cheval blanc d’Henri IV provenait d’Aurillac, et qu’il fut l’un des rares chevaux à survivre à la retraite de Russie qui décima les armées de Napoléon en 1812. Un exploit qui montre combien ce cheval est robuste et capable de résister aux hivers les plus rudes. Mais le caractère qui le définit sans doute le mieux est sa polyvalence : léger, il faisait un excellent cheval de selle ; solide, il tirait les affûts de canon (que Napoléon ne voulait pas tirer lui-même…).</p>
<p>Ses qualités exceptionnelles ne l’ont cependant pas empêché de disparaître presque totalement. Il doit son malheur à Napoléon lui-même, qui l’appréciait mais le réquisitionna beaucoup trop, et à la cavalerie légère, qui l’estima finalement trop petit. Il survécut encore quelques temps dans les fermes d’Auvergne, employé aux travaux agricoles et parfois à la monte. Mais les routes carrossables et la mécanisation eurent raison de lui (presque) entièrement.</p>
<p>Sa renaissance est récente, une trentaine d’années environ. D’abord autour de Jean et Kenn Lapouge, au centre équestre de Chazeron (voir encadré), et ensuite autour de personnes comme Laurent Pradier (l’ANCRA a été fondée dans les années 90). Il existe aujourd’hui quelques centaines d’individus bien décidés à ne plus entrer dans l’oubli.</p>
<p><em>(*) Le cheval d’Auvergne n’est pas encore reconnu comme race par les haras nationaux français. Mais ça viendra…</em></p>
<p><a href="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/12/cheval-007-copie.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-486" title="cheval 007 copie" src="http://www.riom-annonces.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/12/cheval-007-copie-1024x768.jpg" alt="" width="584" height="438" /></a></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>« DES CAPACIT</strong><strong>É</strong><strong>S SPORTIVES DE COMP</strong><strong>É</strong><strong>TITION »</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Kenn Lapouge, propriétaire du centre équestre de Chazeron, au-dessus de Châtel-Guyon, évoque la renaissance du cheval d’Auvergne.</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>« Mon père, Jean Lapouge, a été l’un des premiers à se préoccuper de la disparition du cheval d’Auvergne et à essayer de retrouver des sujets. Avec le descriptif de ce cheval que lui avait fourni le colonel Denis Bogros (*), il a trouvé un premier étalon, et en 1981 j’ai ouvert le centre équestre de Chazeron avec les pouliches qui sont nées des juments et de cet étalon que mon père avait achetés. J’ai aujourd’hui une vingtaine de chevaux d’Auvergne qui descendent tous de ces pouliches. Le cheval d’Auvergne, entre autres qualités, a des capacités sportives de compétition. Ce cheval léger de montagne, très polyvalent, est en effet capable de franchir des obstacles de 80 cm à 1 mètre. Et comme il a un bon caractère, il peut aussi bien être monté par des débutants en école d’équitation que par des cavaliers confirmés. »</em></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">(*) Né à Clermont-Ferrand en 1927 et mort à Vichy en 2005, le colonel Denis Bogros a été membre du Cadre noir de Saumur et l’une des grandes figures du monde équestre d’après-guerre. Il a écrit plusieurs livres sur les chevaux.</span></p>
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